29/08/08

L'étoile du vendredi

Les cheveux en pièces. La tête qui tourne. Les membres qui craquent. C'est un jeu de carte mal trié, mal rangé, mal distribué. S'attendre à tout. A tout. Sauf à ça. Ce que ça me ferait; les cheveux qui se décollent. Les pieds qui ne touchent plus le sol. On l'avait prédit. Je croyais pas que ça me toucherait. L'étoile du vendredi.

20/08/08

Tout reste à faire

Certaines choses sont faites, et même plutôt bien, mais d'autres sont à revoir. Vraiment à retravailler. Tout doit être prêt pour le 3 octobre, le désir en tête, mais je ne sais pas si cela sera fait. Faute de temps, de volonté. Ecrire est un plaisir, et la forme de contrat que j'ai passée avec mes mains m'empêche de rédiger comme j'en ai l'habitude. Il faut penser qu'il s'agit presque d'un livre, sinon d'une nouvelle. Aller jusqu'au bout, sans se soucier des résultats, qui sais, cela me portera-t-il chance.

17/08/08

Trombones.


14/08/08

Compulsifs.

Sans en avoir eu le temps ou presque, j'ai vu le mois de juillet s'estomper devant mes pas. Ils menaient tantôt vers cher moi, tantôt vers chez eux. Ponctués de mots. Froids. L'orage qui claque dehors, et les pieds nus sur le parquet. Sous les draps, à penser. Avec les mêmes obsessions.

13/08/08

Carte postale.

" Je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre" Romain Gary, La vie devant soi
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Un petit moment d'attente. Bus 96, je le regarde, celui qui doit mesurer environ 175 centimètres. Il porte des chaussures italiennes, sans doute. Un pantalon bien ajusté, noir. Une chemise blanche. Une ceinture. Une besace. Un sourire. Oui, il porte son sourire en bandoulière le jeune homme. On voit ses dents (les premières traces de la mort comme dit Primo Levi). Ses mains montent et descendent lentement sur sa sacoche. Il se tient haut, avec le regard loin. Une montagne de force. Descendu avant même d'arriver. Il attend quelqu'un, quelque chose. Derrière lui, il y a un autre homme, habillé de façon originale. Il porte des lentilles, un œil de serpent, et l'autre gris. Il voit loin, je le sais; c'est un visionnaire. Ses ongles sont rongés, il porte le poids de la différence-aussi lourde que ses semelles compensées.
Les bras sont levés comme pour saluer le chauffeur. Ils s'accrochent au-dessus de ma tête. Une vague d'aisselles qui laissent sa pudeur à l'arrêt de bus. C'est le mois d'août qui veut ça. Le mélange des chemises, des pulls, des débardeurs. Ils ont tous les yeux hagards des milieux de mois d'août. Déjà partis en vacances: ils regardent avec angoisse et peur leurs collègues effectuer le dernier aller-retour: "après on part", et ceux qui soufflent: il est 18h, les bagages attendent déjà sur le pallier: "vous partez?", "oui".
Et la carte postale?